Dans les sous-bois et les haies, la femelle du chevreuil se laisse rarement observer longtemps. Appelée chevrette — et non biche, terme réservé à la femelle du cerf — elle se reconnaît à sa silhouette fine et à l’absence de bois. Taille, habitat, alimentation, reproduction : ces repères éclairent le mode de vie d’un cervidé discret, dont le cycle de vie suit de près les saisons.
L’article en bref
La chevrette est une habituée des lisières, attentive à son environnement et à ses petits. Voici les principaux repères pour mieux la reconnaître et comprendre son comportement.
- Son nom : la femelle du chevreuil se nomme la chevrette, pas la biche.
- Sa silhouette : elle mesure généralement 60 à 75 cm au garrot.
- Son poids : une adulte pèse le plus souvent entre 20 et 30 kg.
- Son cycle : le rut estival précède les naissances printanières des faons.
Ces repères permettent d’observer la chevrette sans confondre les espèces ni troubler la vie sauvage.
Femelle du chevreuil : pourquoi l’appelle-t-on chevrette ?
La femelle du chevreuil se nomme la chevrette. Le mâle est appelé brocard, tandis que le jeune est un faon, puis un chevrillard lorsqu’il grandit. Le mot « chèvre » désigne généralement la femelle de la chèvre domestique : malgré leur ressemblance sonore, les deux animaux appartiennent à des familles différentes.
La biche, elle, est la femelle du cerf élaphe, un cervidé nettement plus grand. Cette distinction est utile sur le terrain : elle évite de mélanger des observations portant sur des espèces et des comportements différents.
Reconnaître la chevrette face au brocard et à la biche
La chevrette ne porte pas de bois, quelle que soit la saison. Le brocard, au contraire, en possède une paire qu’il perd à l’automne avant qu’une nouvelle pousse ne se forme. Sa tête et son cou paraissent aussi souvent plus robustes.
Plus massif, le cerf élaphe se distingue aisément du chevreuil lorsqu’on dispose d’un bon point de comparaison. Pour une observation rapide, la taille, la finesse de la silhouette et la présence éventuelle de bois constituent les indices les plus parlants.
Taille et poids de la chevrette : les principaux repères
Une chevrette adulte mesure généralement 60 à 75 cm au garrot et pèse le plus souvent entre 20 et 30 kg. Ces valeurs varient selon l’âge, la saison et les ressources du milieu : une femelle vivant dans un bocage riche peut être plus robuste qu’une autre installée dans un secteur moins nourricier.
Sa robe rousse en été devient gris-brun en hiver. Compacte et agile, elle peut bondir avec rapidité pour rejoindre un couvert proche. Ces dimensions restent des repères, non une règle permettant d’identifier à coup sûr chaque individu.
| Repère | Valeur habituelle | À retenir |
|---|---|---|
| Hauteur au garrot | Environ 60 à 75 cm | Une silhouette de petit cervidé |
| Poids adulte | Souvent 20 à 30 kg | Variable selon le milieu et l’état corporel |
| Bois | Aucun | Le brocard en porte, pas la chevrette |
| Longévité | Jusqu’à une dizaine d’années ou davantage | La vie sauvage expose à de nombreux risques |
Les mensurations ne racontent qu’une partie de l’histoire : la forme du paysage et la disponibilité de nourriture influencent aussi la condition de l’animal.
Habitat forestier, alimentation et comportement de la chevrette
Le habitat forestier lui convient, mais la chevrette ne se limite pas aux grands bois. Elle fréquente les lisières, les haies bocagères, les jeunes plantations, les prairies et parfois les parcelles cultivées. Les secteurs où couvert, tranquillité et nourriture se côtoient lui offrent des conditions favorables.
Son activité est souvent plus marquée à l’aube et au crépuscule. Prudente, elle alterne les phases de repos et de recherche de nourriture, en restant attentive aux bruits et aux mouvements. Un promeneur immobile à bonne distance pourra parfois l’apercevoir là où une approche bruyante ne laisserait qu’un bond dans les fourrés.
Ce que mange la chevrette au fil des saisons
L’alimentation du chevreuil est sélective : l’animal recherche notamment des pousses tendres, des feuilles, des bourgeons, des herbes et des ronces. La nature des aliments disponibles évolue avec les saisons et le milieu. Cette recherche de ressources nutritives explique pourquoi les lisières et les haies sont si fréquentées.
Les indices au sol et sur les végétaux complètent l’observation directe. Des empreintes fines, des crottes en petits amas et des jeunes tiges broutées peuvent signaler un passage régulier, sans qu’il soit nécessaire de pénétrer dans les zones de repos.
- Milieux fréquentés : lisières, haies, bois clairs et prairies proches d’un couvert.
- Aliments recherchés : pousses, feuilles, bourgeons, herbes et végétaux tendres.
- Moments d’activité : surtout l’aube et le crépuscule, avec des variations locales.
- Indices de présence : empreintes, crottes et traces de broutage sur les jeunes pousses.
Ces signes aident à lire le paysage sans déranger ses habitantes ; l’observation patiente est souvent plus instructive qu’une approche rapprochée.
Reproduction du chevreuil : du rut estival aux faons
La reproduction du chevreuil suit un calendrier particulier. Le rut se déroule généralement en été, surtout entre juillet et août. Après la fécondation, le développement de l’embryon connaît une pause : cette implantation différée permet aux naissances d’avoir lieu au printemps, quand la végétation offre davantage de couvert.
La chevrette met bas le plus souvent un ou deux petits, parfois davantage. Les faons naissent généralement en mai ou juin, avec un pelage tacheté qui les aide à se dissimuler dans les herbes. Durant leurs premiers jours, ils restent souvent immobiles tandis que leur mère s’éloigne puis revient pour les allaiter et les surveiller.
| Période | Étape du cycle | Repère naturel |
|---|---|---|
| Juillet-août | Rut et accouplement | Activité accrue des adultes |
| Automne-hiver | Développement embryonnaire différé | La gestation se poursuit discrètement |
| Mai-juin | Naissance des faons | Végétation dense et périodes de fauche |
| Été | Grandissement et apprentissage | Le jeune gagne progressivement en mobilité |
Au printemps, les travaux agricoles peuvent croiser les lieux où les faons se dissimulent. Avant une fauche, les dispositifs de repérage et la coordination avec les acteurs locaux peuvent réduire les risques pour les jeunes animaux.
Un faon seul n’est pas forcément abandonné
Lorsqu’un faon paraît isolé, sa mère se trouve souvent à proximité, mais reste à l’écart pour ne pas attirer l’attention. Le toucher ou le déplacer peut le mettre en difficulté. La conduite la plus prudente consiste à garder ses distances et à prévenir un centre de sauvegarde ou un professionnel compétent si l’animal semble blessé ou en danger immédiat.
Cette stratégie repose sur le camouflage du petit et la discrétion de la chevrette. Comprendre ce comportement animal évite qu’une bonne intention ne perturbe une relation mère-faon essentielle au cycle de vie de l’espèce.
Observer une chevrette sans perturber la vie sauvage
La chevrette peut pousser un aboiement bref et rauque lorsqu’elle donne l’alerte. Ce son surprend parfois les promeneurs qui s’attendent au brame du cerf, mais le chevreuil ne produit pas ce cri caractéristique. S’arrêter, observer à distance et éviter de suivre l’animal sont des gestes simples qui préservent sa tranquillité.
En forêt, une observation réussie ne se mesure pas à la proximité. Repérer une empreinte dans la terre humide ou une silhouette entre deux haies suffit souvent à mieux comprendre la présence de ce cervidé et la richesse de son milieu.
Questions fréquentes sur la femelle du chevreuil
Comment s’appelle la femelle du chevreuil ?
La femelle du chevreuil s’appelle la chevrette. La biche est la femelle du cerf élaphe.
Quelle taille et quel poids atteint une chevrette ?
Une chevrette adulte mesure généralement 60 à 75 cm au garrot et pèse le plus souvent entre 20 et 30 kg. Ces valeurs varient selon l’âge et les ressources de son habitat.
La chevrette a-t-elle des bois ?
Non. La chevrette ne porte pas de bois ; ceux-ci caractérisent le brocard, le mâle du chevreuil.
À quelle période naissent les faons ?
Les naissances ont le plus souvent lieu en mai ou en juin, après le rut estival et une période de développement embryonnaire différé.
Que faire si un faon semble seul ?
Ne le touchez pas et gardez vos distances : sa mère est souvent proche et revient régulièrement. En cas de blessure apparente ou de danger immédiat, contactez un professionnel de la faune sauvage.




